
Le mot BOUTIS provient de l’aiguille à bout rond qui sert à pousser la mèche et du geste : bouter qui signifie pousser. La technique est étonnante !
Il ne faut pas confondre le piqué marseillais et boutis. Ces deux techniques ne sont pas du tout similaires.
L’association La Maison du Boutis implantée à Calvisson dans la belle plaine de la Vaunage, près de Nîmes, présente une collection inédite de boutis anciens des XVIIIe et XIXe siècles.
Voici quelques conseils que proposent la Maison du Boutis dans ces ateliers du Musée. Toute une palette de
stages vous sont offerts pour accéder à votre tour à la maîtrise de cet art.
Conseils pour la réalisation du dessin
Prendre un morceau de batiste, non lavée. Repasser le tissu plié en deux avec un fer sans vapeur. Tracer au fer les perpendiculaires aux côtés, en pliant le tissu. Repérer le centre avec une croix, au crayon HB. Reporter le dessin sur le tissu, par transparence sur une seule des épaisseurs du tissu
Conseil pour la réalisation du piquage
Faire un bati le long des perpendiculaires avec un fil blanc. Coudre ensemble les deux épaisseurs de tissu, à l’aide d’un petit point avant. Attention de bien prendre les deux épaisseurs de tissu. Piquer sur le dessin, c’est à dire sur l’endroit du tissu, en suivant avec soin le contour de chaque motif et vermicelle, à l’aide de petits points avant, les plus réguliers possible. Réaliser tout le piquage avant de passer à l’étape suivante.
Conseils pour le méchage ou bourrage.
Le méchage se fait sur l’envers. Il est réalisé avec le coton fourni avec les kits. On rentre le coton entre les deux épaisseurs de tissu à l’aide de l’aiguille à tapisserie enfilée et des batonnets de bois, fournis avec les kits. Pour la réalisation du bourrage utiliser le coton en double épaisseur.
Stages de boutis :
la Maison du Boutis
la Maison Souleiado
Boutique spécialisée :
Tapisserie de la Bucherie